Le logement à Lans-en-Vercors, trouvons le bon équilibre
Résumé :
À Lans-en-Vercors, 40 % des logements sont des résidences secondaires, soit quatre fois plus que la moyenne nationale, ce qui rend l’accès au logement à l’année difficile pour ceux qui vivent et travaillent ici.
Cette situation fragilise nos écoles, nos services et le recrutement local.
Notre objectif n’est pas d’opposer habitants permanents et résidents secondaires, mais de rééquilibrer progressivement une partie du parc de logements.
Nous proposons des mesures incitatives et un fonds dédié pour encourager la location à l’année,
financé par des outils prévus par la loi.
Le cap est clair : préserver la vocation touristique de Lans tout en permettant à celles et ceux qui travaillent ici de pouvoir y vivre durablement.
Un constat clair : une vraie difficulté à se loger à l’année
Lans-en-Vercors est une commune attractive, dynamique, aimée.
C’est une chance. Mais cette attractivité crée aussi une tension forte sur le logement à l’année.
Quelques chiffres permettent de comprendre la situation :
Environ 40 % des logements sont des résidences secondaires.
En France, la moyenne nationale est d’environ 10 %.
Lans a donc une proportion quatre fois supérieure à la moyenne.
Conséquences concrètes :
Des jeunes du plateau qui peinent à rester vivre ici.
Des salariés qui travaillent ici sans pouvoir se loger ici (navette depuis la cuvette grenobloise).
Des employeurs qui peinent à recruter, notamment dans les services à la personne ou autour de l’enfance.
Une classe de maternelle qui ferme à la rentrée 2025.
L’humain d’abord
Les résidents secondaires ne sont pas des chiffres.
Ce sont des familles, des personnes attachées à Lans, parfois depuis des générations.
Ils font vivre nos commerces, nos restaurants, nos activités touristiques.
Beaucoup ont leurs habitudes ici.
A Lans en Action, nous en sommes pleinement conscients.
Pour certains habitants, la location saisonnière est un complément de revenu,
parfois un deuxième pilier économique lorsque l’activité dépend de la saison ou de l’enneigement.
Nous sommes conscients que le sujet est complexe :
Louer à l’année signifie renoncer à l’usage libre de son bien.
La fiscalité nationale rend aujourd’hui plus attractive la location touristique que la location à l’année.
Personne ne transformera les 800 logements secondaires en logements permanents.
Ce n’est ni réaliste ni souhaitable.
Mais un rééquilibrage progressif et modéré est nécessaire.
Un territoire de 12.000 habitants
dimensionné pour accueillir 42.000 habitants
La vocation touristique apporte des revenus et a aussi un coût.
Nos réseaux d’eau, d’assainissement, nos routes, nos parkings, la gestion des déchets sont dimensionnés pour accueillir bien + que les habitants permanents.
Nous sommes environ 12 000 habitants permanents sur le territoire intercommunal,
mais nos infrastructures sont calibrées pour des pics proches d’une agglomération de 42 000 personnes. (source vercors.org)
Cela signifie :
Plus de routes à entretenir,
Plus de trottoirs à déneiger,
Plus de réseaux à maintenir,
Davantage de charges fixes.
Une commune avec beaucoup de logements peu occupés supporte des coûts élevés, avec une population permanente relativement faible.
Rééquilibrer, c’est aussi mieux utiliser des équipements déjà financés.
Des leviers concrets et raisonnables
Notre objectif est d’agir résolument avec discernement et mesure.
Inciter à la location à l’année
Certaines destinations touristiques, comme l’Île d’Oléron, ont mis en place :
Des aides financières pour remettre un logement sur le marché à l’année,
Un accompagnement des propriétaires.
Nous voulons créer un fonds d’action logement pour financer ce type de démarches.
C’est une approche incitative.
Envoyer un signal
Parfois, il faut envoyer un signal-prix.
Comme pour l’électricité avec les heures-pleines et les heures-creuses :
pas une sanction, c’est un signal pour orienter les comportements.
La loi permet de majorer la taxe d’habitation sur les résidences secondaires sur la commune.
À Lans :
Le produit maximal serait d’environ 240 000 euros par an (taux 60%)
Si le taux de 30 % était retenu, le coût moyen serait de 150€ par an et par résidence.
Ces ressources seraient affectées au logement à l’année :
Aides à la location permanente,
Accompagnement des propriétaires,
Projets de logements accessibles.
Cette majoration est un outil pour financer des solutions.
Cela se fait déjà ailleurs
Autrans-Méaudre-en-Vercors applique une majoration de 50 %.
Villard-de-Lans applique 30 %, ce qui représente une recette de 700 000 euros par an.
La commune a ainsi pu financer par exemple sa nouvelle maison de santé.
Ces communes restent attractives et touristiques.
Une solution pragmatique et peu consommatrice d’espace
Transformer une partie des logements touristiques en logements à l’année :
Est plus rapide que construire massivement,
Coûte moins cher à la collectivité,
Ne consomme pas d’espaces naturels ou agricoles,
Permet de préserver l’activité des hôtels et gîtes professionnels.
C’est une manière d’éviter la spéculation excessive
et de garantir une cohabitation harmonieuse entre :
Activité touristique,
Habitat permanent,
Protection du cadre de vie.
Notre cap : un rééquilibrage modéré et respectueux
Lans-en-Vercors gardera sa vocation touristique.
Les résidents secondaires font partie de son histoire et de son identité.
Mais permettre à ceux qui travaillent ici de vivre ici est indispensable.
Notre objectif est simple :
Maintenir des familles, des jeunes actifs et des travailleurs sur le plateau,
tout en conservant l’attractivité qui fait la richesse de notre commune.
Le logement est un choix de société pour l’avenir de Lans-en-Vercors.
Le 15 mars, choisissez le projet de Lans en Action.
❓ Moins de résidences secondaires fera forcément grimper la facture des services publics pour les habitants à l’année ?
Non. Ce n’est pas nécessairement vrai.
À Lans-en-Vercors et sur les 4 Montagnes, beaucoup d’équipements publics sont dimensionnés pour les pics touristiques :
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Voirie et déneigement,
-
Stationnement,
-
Réseaux d’eau et d’assainissement,
-
Collecte des déchets,
Ces infrastructures ont un coût important… même lorsqu’une partie des logements est peu occupée une bonne partie de l’année.
Autrement dit :
une commune dépendante des résidences secondaires supporte des charges fixes élevées, avec une population permanente plus faible.
Rééquilibrer progressivement une partie du parc vers le logement à l’année ne signifie pas créer des dépenses massives supplémentaires.
Cela permet surtout :
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De mieux “exploiter” des équipements déjà financés,
-
De stabiliser les écoles et les services existants,
-
De consolider l’activité économique à l’année.
Ce qui ferait augmenter les impôts, ce sont les déséquilibres mal anticipés.
Notre démarche est au contraire mesurée, progressive et financée, pour renforcer l’équilibre de la commune — pas alourdir la facture des habitants.
❓ Si des résidences secondaires deviennent des logements à l’année, risquons-nous de perdre le classement en station de tourisme ?
Non.
Le classement en station de tourisme repose sur la qualité des équipements, des services et de l’offre d’accueil touristique — pas sur un pourcentage précis de résidences secondaires.
À Lans-en-Vercors, notre objectif n’est pas de réduire l’attractivité touristique, mais de rééquilibrer progressivement une petite partie du parc de logements.
La commune conservera :
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Ses équipements touristiques,
-
Sa capacité d’accueil,
-
Sa vocation de station.
Rééquilibrer avec mesure, ce n’est pas renoncer au tourisme.
C’est renforcer l’équilibre du village, pour qu’il reste vivant toute l’année.
❓ Qui est concerné par la taxe d’habitation sur les résidences secondaires ?
Les logements concernés :
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Les résidences secondaires “classiques”, non occupées à l’année.
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Les meublés loués ponctuellement mais que le propriétaire peut utiliser.
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Les gîtes ou logements où le propriétaire se réserve une partie pour lui-même.
Les logements non concernés :
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Les logements occupés toute l’année par un locataire ou un propriétaire.
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Les gîtes ou meublés touristiques utilisés uniquement pour la location, sans jouissance personnelle du propriétaire.
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Les locaux professionnels.
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Les chambres d’hôtes ou locations chez l’habitant dans la résidence principale.
💡 En résumé : c’est la résidence secondaire avec jouissance possible par le propriétaire qui est soumise à la taxe, pas les logements à l’année ni les locations touristiques purement professionnelles.
